Des idées à nous faire TICquer
C’est le titre d’une allocution que j’ai eu le privilège de prononcer vendredi dernier dans le cadre du Symposium en déficience visuelle dont le thème était «De près ou de loin, adaptons nos praTICs didacTICs». À l’origine de cet événement, les éducateurs de l’École Jacques-Ouellette…
« Chef de file en enseignement, en recherche et développement et en formation des intervenants scolaires travaillant auprès des élèves aveugles et malvoyants, elle offre un grand nombre de services spécialisés qui répondent aux besoins de ses 350 élèves, âgés de 4 à 21 ans. »
Une salle pleine composée d’enseignants, de cadres, de parents et de nombreux partenaires tous très attentifs à mes propos. Quelques jours auparavant, M. Jean Jacques (un personnage bien connu de tous ceux qui oeuvrent dans le domaine) m’avait invité à visiter la « seule école québécoise spécialisée en déficience visuelle » où non seulement on retrouve beaucoup de technologies, mais un sens profond des besoins de tous les jeunes en formation dans cet établissement. Je me souviens d’être sorti de l’école Jacques-Ouellette avec le coeur plein d’admiration pour l’oeuvre, ravi d’avoir vu autant d’expertise en éducation spécialisée.
Inspiré par cette visite, j’avais décidé d’axer mon intervention sur trois pistes:
- Description de la nature des changements en train de s’opérer dans le support de la connaissance en général et en enseignement en particulier
- Identification des opportunités pour la communauté des intervenants en déficience visuelle liées au phénomène de la publication Web
- Une petite « provocation » : le défi de se raconter pour sortir de l’isolement
Les lecteurs assidus de cet espace Web chez Opossum savent que le thème des changements en éducation liés au développement d’un Internet devenu plus participatif que jamais est abondamment documenté et, en quelques minutes, j’ai tenté de faire le point. Surtout, je me suis employé à convaincre chacun de réseauter au maximum pour répartir sur davantage d’épaules la lourde tâche qu’est la leur. De plus, comme leur expertise est à la fois méconnue et indéniable, je me suis dit que l’invitation à nous faire connaître leurs pratiques ne pouvait que leur aider à bâtir de nouvelles solidarités.
J’ai retenu quelques témoignages dont celui de Jérôme Plante du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain qui n’hésitait pas à affirmer que « les nouvelles technologies sont des outils puissants d’inclusion sociale ». Le représentant de l’Association des parents d’élèves handicapés visuels a aussi été très éloquent dans sa démonstration sur l’importance de se centrer davantage sur le bonheur des enfants que sur les normes sociales et scolaires…
L’Institut Nazareth et Louis-Braille était aussi au coeur des discussions en raison d’un des messages véhiculés en début de journée à l’effet que le braille doit continuer d’être appris par tous, au-delà des bienfaits des applications de synthèses vocales qui facilitent la vie des enseignants et des élèves…
Encore une fois, un mandat dans le contexte de mes activités professionnelles m’a permis d’apprendre beaucoup sur un secteur d’activités que nous devrions tous mieux connaître!

[...] sur le sujet de ce qu’il faut conserver de l’école d’antan ou auprès des éducateurs en déficience visuelle, les occasions d’apprendre ont encore été [...]