Des conversations Web qui deviennent des sources pour les journalistes
Chez Opossum, on croit beaucoup à la publication Web, c’est connu. Nous n’avons jamais hésité à publier ici et sur de nombreux autres sites des éléments d’information qui peuvent être repris par les internautes naviguant par les moteurs de recherche, entre autres. En octobre dernier, un ex-employé de notre société avait exprimé sa satisfaction sur son blogue de la qualité du Guide de la famille 2005-2006 de la Ville de Québec. Le concepteur du guide des quatre dernières années l’ayant repéré, « il lui demande maintenant conseil sur les façons d’améliorer son produit »; voilà une conversation asynchrone qui pourra devenir très porteuse…
La même chose se produit souvent avec des journalistes. Depuis deux semaines, nous avons reçu pas moins de trois appels de gens des médias faisant suite à du contenu publié sur le Web. Nous aurons l’occasion de reparler d’un dossier de la revue L’actualité qui porte sur la réforme scolaire qui devrait paraître en septembre. La journaliste est arrivée jusqu’à nous par l’entremise de ce site qui est en ligne depuis quelques années. Aujourd’hui, paraît en p. 16 du journal « Les Affaires » un article qui porte sur le sujet du Web 2.0; ce billet écrit en janvier 2006 a porté le journaliste Jérôme Plantevin à risquer une conversation téléphonique avec l’auteur. La vie utile d’une information publiée sur le Web est souvent plus grande qu’on ne l’imagine !
N.B. Étant donné que l’article de l’édition du 29 juillet 2006 ne paraît pas encore sur le site www.lesaffaires.com, nous le publions sous l’hyperlien plus bas, temporairement…
La révolution Web 2.0 est en marche
par Jérôme Plantevin
Fer de lance d’une nouvelle génération de point-com qui redéfinissent Internet en donnant les commandes du contenu aux internautes, MySpace fait trembler des géants bien établis.
Ce site de réseautage et de partage de textes, de photos et de vidéos, a enregistré 4,46 % des visites des internautes américains au début de juillet, dépassant Yahoo.com et Google.com, selon la société de mesure du trafic Internet Hitwise.
« La popularité de MySpace et d’autres portails dits de réseaux sociaux révèle la montée en puissance du Web 2.0″, indique Jean-François Renaud, analyste chez Adviso Conseil.
Depuis plus de deux ans, une révolution se dessine, que plusieurs ont baptisé Web 2.0. Cette révolution marque une rupture avec ce qui se faisait auparavant, note l’analyste.
Ainsi, une part grandissante d’internautes prennent le contrôle d’Internet en y produisant le contenu – que ce soit leurs idées, leurs analyses, leurs photos, leurs vidéos, leurs musiques, etc. – et en le partageant avec les autres.
Les internautes ne visitent plus seulement un site, mais veulent interagir avec et participer au contenu. Plusieurs entreprises l’ont compris et ont lancé avec succès des portails qui permettent aux internautes de prendre les commandes.
Le phénomène Web 2.0 ouvre la porte à de belles occasions d’affaires. Avec la technologie actuelle, il n’a jamais été aussi facile de créer, gérer un portail Internet, y diffuser du contenu, attirer des visiteurs et obtenir des revenus publicitaires. Aux États-Unis et en Europe, ces portails ont la cote tant du côté des Internautes que des capital-risqueurs.
« Ignorer le Web 2.0, c’est prendre le risque de se marginaliser », avertit Mario Asselin, directeur général d’Opossum, une entreprise de Québec qui a mis au point une plateforme communautaire pour le Web 2.0. Cette plateforme est utilisée par l’Institut St-Joseph qui offre à ses élèves de publier de courts textes, d’y joindre des photos et de les partager sur le portail cyberportfolio.st-joseph.qc.ca.
Les géants Internet réagissent
En réaction aux pourriels ou aux tentatives de vols d’informations par courriel, plusieurs analystes s’attendent à moyen terme à ce qu’il soit nécessaire de faire partie d’un cercle de connaissances pour pouvoir solliciter les internautes et être sollicité. « Les entreprises qui tentent de vendre leur biens et services ont donc tout intérêt à ne pas ignorer ces nouveaux canaux populaires de diffusion sur Internet », explique M. Asselin.
Plusieurs entreprises surfent sur la vague. Certaines achètent des espaces publicitaires dans les portails les plus populaires, d’autres diffusent du contenu promotionnel. La chaîne de restauration rapide Wendy’s a créé sa page MySpace pour son personnage Smart, tandis que le constructeur automobile Volkswagen dispose d’une page où son personnage Helga présente les dernières publicités de sa campagne Unpimp my car.
Prenant acte de la popularité de ces nouveaux point-com, plusieurs géants Internet ont réagi. Quelques-uns lancent leur plateforme Web 2.0. D’autres ouvrent leurs pages à des zones personnelles et communautaires.
Ainsi, la BBC a modifié son site afin d’y incorporer plus de contributions en provenance des internautes. BusinessWeek a désormais sa zone de blogue.
« Les entreprises bien établies sur Internet ne veulent pas laisser échapper le trafic », souligne M. Asselin. Pour une entreprise possédant des portails Web, le trafic, c’est-à-dire le nombre d’internautes visitant ses pages, est crucial. Plus il y a des visiteurs et plus leur visite dure longtemps, plus il est facile d’y attirer des annonceurs et de leur facturer cher les espaces publicitaires.
Certaines grandes entreprises entendent aussi profiter du contenu fourni par les Internautes, note M. Renaud. « C’est du contenu très souvent pertinent et surtout peu coûteux. »
Au Québec, les grands groupes médias ont saisi cette occasion d’affaires. Canoë, la vitrine Internet de Quebecor, Gesca (cyberpresse.ca) et Rogers Communications (lactualite.com, chatelaine.com) ont ouvert en quelques mois des sections de blogues dans lesquelles les internautes commentent les sujets publiés par des journalistes. Ces zones permettent d’obtenir du contenu sans le payer, et surtout d’augmenter la durée de visite de chaque visiteur, une donnée prise en compte par les annonceurs publicitaires lors de la négociation des tarifs publicitaires.


les chiffres publiés par comScore ne laisse aucun doute quand à l’audience de la conversation 2.0